La France vient d‘être placée sous surveillance par Reporters Sans Frontières, cela à l’occasion de la Journée de la cyber-censure de ce samedi 12 mars 2011. Voici une “étiquette” dont le pays des Droits de l’Homme se serait bien passé, et la France rejoint du coup des pays comme la Corée du Sud, la Lybie, la Malaisie, ou le Sri Lanka (pour ne citer qu’eux). RSF part du principe que de nombreux médias traditionnels sont sous la coupe des gouvernements, et que ces derniers n’ont pas de pouvoir sur cet espace de liberté et d‘échange qu’est Internet. Ils peuvent alors mettre en place un filtrage et un tas d’outils pour contrôler le Web… ou pas..
Reporters Sans Frontières (RSF) fait une distinction entre les ennemis d’Internet qui sont les pays jugés comme les plus répressifs envers Internet et les pays sous surveillance. Dans l’attirail répressif des pays “ennemis d’Internet”, on trouve un filtrage des contenus très prononcé, des moyens mis en place pour pourchasser les cyber-dissidents, de la propagande en ligne et des difficultés manifestes d’accès à Internet. Parmi les pays qualifiés “d’Ennemis d’Internet”, on trouve la Corée du Nord, Cuba, l’Iran, l’Ouzbékistan, la syrie, le Turkménistan, le Viêt-nam, l’arabie saoudite, la Birmanie et la Chine.
Pour les pays mis sous surveillance comme l’est désormais la France, on constate généralement qu’ils ont pris des mesures risquant d’avoir des conséquences négatives pour la liberté d’expression en ligne et l’accès à Internet.
Voici quelques éléments pour comprendre cette entrée remarquée de la France dans ce classement de Reporters Sans Frontières :

