Dans Management par Patrick Pepiot — le 26 avril 2011 à 09:36 | 0 commentaire | ModifierLe projet « Monstre » est un projet métaphorique, qui est l’illustration d’un déroulement immaîtrisable au cours de son développement ou de sa réalisation.
Le projet vit sa propre vie indépendamment des acteurs, prolifère, génère des activités sans raison d’être qui s’auto-justifient. C’est la créature qui a échappé à son créateur. Le processus de projet devient fou. Les parties prenantes ont peu ou pas de visibilité. Il engloutit des ressources humaines, matérielles et financières sans espoir de retour. Il se prolonge indéfiniment (pas de fin en vue, pas de sortie), ou… il s’arrête brusquement en provoquant choc et catastrophe.
La variété des projets « Monstre » est très large ; je m’attacherai à présenter trois types de projets « Monstre », que j’ai eu l’occasion de rencontrer. Je ne donnerai pas d’exemple pour éviter de froisser les susceptibilités mais chacun ayant un peu d’expérience et de vécu en la matière y retrouvera ses petits.
Il serait souhaitable de diagnostiquer les projets « Monstre » à la genèse, au mieux de les tuer dans l’œuf ou au pire d’éviter de s’y laisser embarquer.
Le projet « Tunnel »
Le premier type de projet « Monstre » est le projet « Tunnel ». C’est l’exemple du projet dont les parties prenantes ne voient pas le bout et pour lequel des portes de sortie n’ont pas été prévues.
Les acteurs entrent progressivement dans le « Tunnel » confiants et sereins et pensent apercevoir la sortie. Mais à mesure qu’ils progressent, ils voient le bout du « Tunnel » s’éloigner puis disparaître de leur horizon, si tant est que nous puissions parler d’horizon. Ils sont tellement avancés que tout espoir de retour est vain, il n’y a plus d’échappatoire. Ils sont condamnés à aller jusqu’au bout s’il y a un bout.
Deux causes probables alternatives qui peuvent provoquer le projet « Tunnel » :

