Elaine Sturtevant, la cannibale Signature : Axelle Corty - 1 février 2010 Ill. : Elaine Sturtevant, Dillinger, Running Series 1, 2000, installation vidéo (Courtesy Galerie Thaddaeus Ropac, Paris). Article Commentaires Diaporama Vidéos Podcast Agenda Son œuvre est nourrie exclusivement de celle des autres. L’artiste américaine Sturtevant a connu sa première heure de gloire à la galerie Bianchini de New York en 1965 : elle y avait reproduit des Drapeaux de Jasper Johns et des Fleurs de Warhol. Au fil de sa carrière, elle s’est approprié Beuys, Stella, Lichtenstein, Haring, avec une faculté de prédire le destin iconique de ces artistes qui laisse rêveur ou inquiet. Rien de démoniaque cependant dans la démarche de Sturtevant. Elle cherche, selon une de ses déclarations à l’occasion d’une précédente exposition, en 2000, « à stimuler le discours critique […], à ouvrir largement l’espace à de nouvelles formes de pensée » . C’est dans cet esprit qu’elle a conçu cette exposition, « The Razzle Dazzle of Thinking ». On peut traduire ce titre par « La Pensée tape-à-l’oeil ». L’ambition de Sturtevant ? Rien de moins que de confronter le spectateur, visuellement, à ses réflexes de pensée liés à la mémoire collective. Elle propose notamment un petit voyage en train fantôme, House of horror s, une installation inédite où l’oeil et l’émotion voyagent entre Frankenstein et Divine Brown, l’égérie transsexuelle de John Waters, dans une atmosphère de parc d’attractions.
Description par mycontemporary

