Parmi les nombreux éléments révélés mardi soir par Facebook, dans le cadre du dépôt de dossier pour son entrée en bourse tant attendue, il en est un qui traduit pleinement la success story du réseau social.
On apprend donc que Mark Zuckerberg, le prodige qui a fondé Facebook dans son dortoir de Harvard en 2004 (je ne rentrerai pas là dans les détails de la bagarre sur l'origine du site communautaire), détient aujourd'hui 28,4% du groupe.
Or si l'on suit les estimations de valorisation à 100 milliards de dollars pour Facebook, cela signifierait tout simplement que Zuckerberg à lui tout seul pèse la bagatelle de 28 milliards de dollars !
Pas mal pour un gamin de 27 ans que personne ne connaissait il y a encore huit ans !
Mais l'entrée en bourse programmée signifie que Zuckerberg ne pourra plus désormais jouer comme il le veut avec son joujou préféré. Il sera contraint de publier ses résultats trimestriels et devra faire face à la pression des investisseurs et des actionnaires.
Certes les chiffres publiés hier sont plutôt bons, avec un bénéfice net de 1 milliard de dollars enregistrés en 2011. Mais Zuckerberg va devoir maintenant faire la preuve que le modèle économique de Facebook marche et peut s'avérer profitable sur le long terme.
Tout en ne provoquant pas l'ire de ses 800 millions d'amis....
Photo : Mark Zuckerberg Reuters

