Quelle culture économique et financière pour le chef de projet ? | Le blog des experts de l'entreprise

Dans Management par Patrick Pepiot — le 10 novembre 2010 à 09:47 | 0 commentaire | ModifierEst-il nécessaire que le chef de projet ait une culture économique et financière pour conduire au mieux les projets dont il est responsable ?

Il n’en est pas ainsi pour beaucoup d’entreprises s’engageant dans des projets.

Cela rejoint le point que nous avions abordé dans notre précédent article : « Difficulté de prendre la pleine mesure de la gestion des coûts en management de projet ».

« Le chef de projet doit être occupé à régler les problèmes techniques et de coordination, il ne doit pas s’encombrer des aspects de coût et encore moins des questions économiques et financières » m’a récemment confié un haut responsable d’entreprise.

Et pourtant ? Que justifie le montage d’un grand nombre de projets si ce n’est pas essentiellement pour des enjeux économiques et financiers ?

Le projet est pour son commanditaire un investissement.

Le projet est un pari sur l’avenir, un coût certain mais un gain espéré.

A la clé le commanditaire exigera du projet un retour suffisant pour récupérer et rémunérer le capital investi mais aussi pour générer du résultat.

C’est l’enjeu principal du projet et c’est ce qui le justifie.

Plus généralement les enjeux du projet permettront de fixer son niveau de priorité par rapport aux autres projets et/ou aux autres activités de l’entreprise. Car tous et toutes concourent à la consommation des mêmes ressources.

Face à un trop plein de projets ou quand les ressources sont limitées en quantité et/ou disponibilité (pour des raisons d’économie ?), éclatent des conflits de ressource avec des impacts négatifs sur les projets affectés par leur pénurie.

C’est le projet prioritaire ou celui qui s’affiche comme tel qui s’en sortira le mieux.

Ainsi pour le chef de projet, il est essentiel qu’il ait conscience, qu’il appréhende, maîtrise et partage les enjeux économiques et financiers du projet afin de bâtir un discours clair et une argumentation étayée :

  • auprès des parties prenantes, surtout celles qui ne seraient pas particulièrement convaincues de l’opportunité du projet, pour en retirer l’adhésion et le soutien ou par défaut pour éviter des bâtons dans les roues