Weborama est entouré aujourd’hui à la Bourse de Paris alors que la société a dévoilé son chiffre d’affaires 2011. Le spécialiste du ciblage publicitaire sur le Net selon les comportements de navigation a facturé aux annonceurs, friands d’un profilage minutieux des internautes, pour 22,4 millions d’euros, soit une croissance purement organique de 46%.
Les internautes sont identifiés uniquement par leur adresse IP, sauf s’ils refusent. Cela ne permet pas de réaliser des campagnes d’e-mails nominatives, mais autorise tout de même l’envoi sur les écrans de publicités graphiques (bannières) très ciblées. Mieux encore : les précieuses données de Weborama (150 univers sémantiques, ou « clusters ») peuvent, explique son président, Alain Levy, être achetées par les annonceurs via les places de marché automatisées, sortes de Bourses d’espaces publicitaires. La société va donc profiter du décollage de ces ad exchanges, promises à un bel avenir. Les quatre principales en France sont celles d’Orange, Google, Yahoo! et Microsoft.
L’international monte rapidement en puissance, de sorte à permettre à rentabiliser le plus vite possible les investissements technologiques consentis. A fin décembre, il représente 36% du chiffre d’affaires total, contre 32% en 2010.
Après les Pays-Bas et l’Espagne, la société s’est lancée l’an dernier au Royaume-Uni et en Italie, où elle pense se rapprocher de la rentabilité dès 2012. Les coûts commerciaux sont ajustés selon l’activité, pour maintenir la marge d’exploitation entre 16 et 20% (17,5% au premier semestre 2011).
La société dispose d’une technologie très innovante, de plus en plus prisée des annonceurs. Cet intérêt se reflète dans le chiffre d’affaires de l’an dernier. Achat confirmé.
Le cours au moment du conseil : 20.08 €

