Sylvaine Pascual - Publié dans Relation à soiQu'on soit en prépa, en poste, en recherche d'emploi, en reconversion, en création d'entreprise, il arrive que le doute insidieux s'immisce par les plus petites fissures de la confiance en soi et qu'on se décourage, qu'on ait plus envie de rester sous la couette en mode hibernation que de prendre la moindre décision ou de poser la moindre action. Voici comment sortir du marécage en 8 étapes.
Machine à l'arrêt et métaphore en béton
Lorsque le doute s'installe, c'est toute la machine qui ralentit: on en vient à questionner chaque décision, chaque stratégie, à ressasser en boucle ses appréhensions. Le doute s'auto-alimente et s'amplifie tout seul: on ne sait plus comment s'y prendre, on se met à procrastiner donc à douter davantage etc... et hop! En moins de temps qu'il n'en faut pour le dire, c'est la panne complète.
Pourtant, le projet est le bon, il est cohérent avec vos valeurs et vos aspirations, et en temps normal, il vous enthousiasme... le doute, lui, concerne votre capacité à le mener à bien, la validité de vos stratégies et le tout vous amène même à vous demander si vous avez fait le bon choix au départ. Cette perte de confiance, avec les tombereaux de mosrosité qui l'accompagne, pour peu qu'on la laisse s'installer, risque de menacer la concrétisation de tout le projet.
Permettez-moi une métaphore en béton: quand la confiance est fissurée, c'est tout le bâtiment qui contient la chaîne de production qui se lézarde. L'inquiétude à l'idée de le voir s'écrouler sur notre tête concentre notre attention bien loin de la chaîne en question qui, sans supervision, s'arrête...
Sortons mortier, enduit et truelles pour renforcer les fondations de la confiance et renouer avec l'optimisme et le dynamisme nécessaires à nos odyssées professionnelles...
1- Admettre que les tripes ont toujours raison...
Et qu'on ne raisonne pas des sentiments. Les émotions qui génèrent ce passage à vide sont les messagers légitimes de nos tripes, qui nous envoient des signaux précis sur ce que nous percevons comme une menace. Vous pouvez vous répéter "même pas peur, même pas mal" tout votre saoul, vos tripes veillent et vous renverront les sentiments négatifs tant que vous n'accepterez pas que vous traversez une période difficile dont il est essentiel de se préoccuper.
Confiance en soi: la raison et les tripes
2- ... et écouter leur message
Les émotions et sentiments associés vous transmettent des informations importantes sur ce qui menace votre bien-être et entrave les mises en action. Alors plutôt que de jouer les GI-Joe-qui-ne-s'écoutent-pas et de tenter de remettre ses sentiments au placard à coups de "c'est rien ça va passer", ou de se rêver en insensible proche de la psychopathie, autant gagner du temps et de l'énergie en explorant ses ressentis pour déterminer les besoins à satisfaire.
Les besoins à combler
Remparts, coursives et échauguettes: les états de défense aux émotions
3- ... Lire la suite de l'article


