Le web a besoin de s’enflammer régulièrement sur les produits ou les concepts, Facebook, twitter, web 3.0 mais aussi community manager, Chief Knowledge manager, Social learning…
Alors l’arrivée sur nos écrans d’un nouvel outil hybride comme Quora qui cible une utilisation intelligente voire professionnelle du web en se basant sur l’intelligence collective pour répondre à des questions comme celle de la fonction de Curator ne sont finalement que les soubresauts naturels de cette lente évolution, mêlant innovations pures et marketing.
Ce qui est remarquable toutefois c’est que dans Quora comme pour le rôle de Curator nous confions la recherche du sens, du tri de l’information à des tiers.
Le curator est un mélange de veilleur et community manager qui répond au risque de retrait de nombre d’utilisateurs en particulier chez les managers pour cause d’infobésité en sélectionnant, prédigérant et orientant les flux d’informations.
L’émergence de cette fonction porte le signal que les usages de veille au travers de nouveaux outils comme Quora,Twitter , Alerti ou de plus anciens comme Netvibes restent l’apanage d’une « élite » .
C’est un peu le défi de trier des tonnes de boue pour trouver la pépite ou le diamant rapporté au niveau d’une entreprise qui a besoin des informations sur son activité, son marché, ses clients, ses concurrents, son environnement pour survivre et se développer. Ceci à chaque niveau de l’entreprise et dans chaque dimension de son activité.
Le danger de ces innovations est de laisser à penser que nous parvenons à l’ère du presse-bouton qui permettra d’obtenir une réponse sur mesure simplement en alimentant la machine avec dans un cas un appel massif pour des réponses prédigérées et dans l’autre un filtre humain à des informations disparates.
L’externalisation du sens me parait terriblement risquée sur de nombreux points mais en particulier sur celui de l’influence pernicieuse d’un conseiller en capteur d’information à valeur ajouté. Celle-ci étant renforcée par la batterie d’outils à disposition pour élargir et affiner le panier à récupérer les informations qui revêt assez vite un caractère d’expertise voire de « magie » aux yeux de certains.
Ce n’est pas par hasard que le métier de veilleur est hautement spécialisé dès qu’il est intégré dans le fonctionnement d’une entreprise, celui de community manager au contraire bien plus facile à transférer à des managers et celui de curator à laisser aux musées !
L’enjeu actuel est que les managers se réinvestissent dans la capacité à donner du sens aux informations qu’ils récoltent par eux-mêmes ou grâce aux veilleurs afin de guider leur action en sortant de la position « nez dans le guidon ».
Le manager 2.0 est ce manager qui allie les qualités actuelles d’un manager digne de ce nom dans l’animation d’une équipe mais y ajoute celles d’un community manager et d’un curator qu’importe si dans un premier temps si ce n’est ... Lire la suite de l'article

