Le Conseil National de l’Ordre des Médecins présente la cinquième édition de l’Atlas de la démographie médicale, réalisé à partir des chiffres du Tableau de l’Ordre au 1er janvier 2011. En dépit d’une hausse du nombre des médecins nouvellement inscrits, les indicateurs soulignent l’écart croissant entre les médecins entrants et sortants. Cette année, alors que le désintérêt de l’ensemble de la profession pour l’exercice libéral se maintient, le CNOM a réalisé deux études qualitatives : l’une auprès des jeunes médecins ayant choisi l’exercice libéral et l’autre auprès des médecins ayant dévissé leur plaque au cours de l’année 2010..
Le CNOM rend public les données de la cinquième édition de son Atlas de la démographie médicale française. Celles-ci soulignent l’écart croissant entre l’évolution du nombre de médecins nouvellement inscrits (+2,5% en un an, soit 5 392 médecins) et celle des médecins sortants (+11,2% en un an, soit 4 310 médecins), sur un total de 264 466 médecins inscrits au tableau de l’ordre fin 2010.
L’Atlas 2011 confirme que l’activité libérale reste peu attractive auprès des nouvelles générations de médecins. En effet, parmi les 5 392 médecins nouvellement inscrits au tableau de l’Ordre au cours de l’année 2010, 70% privilégient l’exercice salarial tandis que seulement 9,4% ont choisi un mode d’exercice libéral. Sur cette part de jeunes médecins, 23% d’entre eux ont fait le choix de s’installer en zone rurale, tendance qui vient contrer certaines idées reçues sur les réticences des jeunes médecins à s’installer en rural. Fort de ce constat, le CNOM a mené une étude qualitative auprès des 1 211 médecins libéraux installés en 2009 et 2010 (taux de réponse de 35%) afin de comprendre les motivations et difficultés liées à leur exercice actuel.
Une véritable satisfaction des jeunes médecins exerçant en libéralLes trois principales motivations ayant incité ces jeunes médecins à choisir ce mode d’exercice sont l’indépendance professionnelle, le contact privilégié avec la patientèle et la gestion du temps. 72,7% de ces médecins sont généralistes et 83% exercent leur spécialité en secteur libéral exclusif. Un tiers de ces médecins s’est installé dans un bassin de vie rural. Fait marquant, 86% des médecins participant à cette étude ont répondu qu’ils seraient prêts à recommander à l’un de leurs confrères d’exercer en secteur libéral, en les invitant cependant à privilégier l’installation en cabinet de groupe afin d’alléger les lourdeurs administratives et la gestion financière du cabinet. L’étude menée par le CNOM permet de mettre en ... Lire la suite de l'article

